RÈGLEMENT INTÉRIEUR
1. Les Assemblées Générales (AG) sont les instances décisionnaires de SUD éducation 44.
Tou·te·s les adhérent-es peuvent y participer. Une convocation comprenant un ordre du jour provisoire doit être envoyée au moins 48h à l’avance.
Afin d’assurer le meilleur déroulé possible de l’AG les rôles suivants sont systématiquement distribués : présidence (deux personnes, excepté deux mecs cis), secrétariat, responsable des tours de parole, relecture du compte rendu (si possible deux personnes dont une déchargée), réalisation des statistiques genrées. L’ajout d’un point à l’ordre du jour doit comporter les informations suivantes :
• Sa nature : informations, débat, vote (mandat, décision,…)
• La personne qui présente le point
• Une brève description en fonction de la nature du point.
Si le point porte sur un document le joindre avant l’AG afin qu’il puisse être consulté par toustes sauf nécessité de confidentialité.
Le syndicat garantit à chaque adhérent·e la possibilité de participer aux AG et de s’y exprimer librement, grâce aux principes suivants : l’ordre du jour provisoire est constitué collectivement et peut être modifié par toustes les adhérent·es jusqu’à 48 heures avant l’AG ; l’équipe de déchargé·es le toilette et organise le déroulement (chronométrage) ; la liste canadienne (priorité à celles et ceux qui ont moins parlé et aux femmes) détermine l’ordre des prises de parole.
Lorsque une prise de décision en nécessaire en AG, le consensus est systématiquement visé. En cas de désaccord persistant, la présidence procède à un vote. Le décompte se fait de la manière suivante : pour qu’une décision soit adoptée, elle doit obtenir un nombre de “pour” supérieur au total des “contre”, et des “abstentions”. Il est également possible de proposer un vote en opposition
(proposition 1 / proposition 2 / NPPV). Seul le vote NPPV n’intervient pas dans le résultat du scrutin.
2. Si les déchargé-es sont missionné-es pour appliquer les décisions d’AG, toutes les actions du syndicat ne peuvent être assuré-es uniquement par elleux. Une équipe exécutive de personnes prêtes à s’engager ponctuellement sur des besoins du syndicat (organisation de stages, préparation d’instances, organisation d’événements…) est créée. Toute personne adhérente peut rejoindre cette équipe qui exécute les décisions prises lors des précédentes AG et des congrès. Lorsque la tenue d’une AG n’est pas possible à temps, la prise de décision peut se faire au travers d’une consultation des adhérent-es par mail. La communication est confiée à des adhérent-es mandaté-es en AG.
Une charte interne d’utilisation de la messagerie instantanée, validée en AG, est mise en place afin de favoriser un cadre serein pour militer, permettre le droit à la déconnexion et favoriser les échanges en présentiel.
Les groupes de travail (GT) sont créés pour prendre du temps de réflexion sur des sujets abordés en AG. L’objectif de ces GT est de pouvoir apporter des pistes de réflexion et de permettre un débat argumenté lors des AG. Les retours sont faits régulièrement auprès des AG ou des déchargé-es si ce n’est pas possible en AG. Lors de la création d’un GT un mandat clair lui est attribué afin de définir ce que l’AG attend de lui. Ce mandat peut être amené à évoluer.
3. Le nombre maximal d’années de décharge locale est limité à six ans. Il faut attendre à nouveau trois ans afin de prétendre à être à nouveau déchargé‑e.
Les principes suivants seront à considérer pour nos choix de décharge, sans hiérarchie entre eux et à articuler en fonction de la situation :
– favoriser au maximum la rotation des mandats, en veillant à la stabilité de l’équipe (sans impacter les trois premières années de mandat d’une personne)
– être vigilant.e à ce que des personnes nouvellement déchargé.e.s le soient avec des camarades qui l’ont déjà été
– respecter les taux de féminisation de nos métiers
– couvrir le champ inter-catégoriel le plus large possible : PE, PLP, certifié‑e, agrégé‑e, professeur‑e contractuel-le, CPE, AED, AESH, personnels du supérieur titulaires et non-titulaires…
– permettre à des personnes avec un mandat électif qui le souhaitent d’obtenir un temps de décharge
– réserver une partie de notre temps de décharge pour Solidaires 44 (bureau, commissions)
4. La quotité maximale de décharge locale est de 0,25 ETP.
5. Le présent règlement intérieur peut être amendé à toute assemblée générale. Le changement sera alors effectif à la prochaine assemblée générale.
6. Le syndicat exclut de ses pratiques toutes formes de discrimination, de domination et/ou d’oppression.
7. Radiation, démission, exclusion, rejet d’adhésion.
La qualité d’adhérent·e se perd par décès, démission, radiation ou exclusion.
Toute démission doit être présentée par écrit.
Un·e adhérent·e peut être exclu·e en cas de manquement grave aux statuts, ou en raison d’un non respect manifeste des orientations fondamentales énoncées à l’article 6 des présents statuts. Dans nos réunions, assemblées générales et dans tous les temps collectifs du syndicat, il est du rôle de chacun e d’avertir et signaler tout propos ou comportements discriminants‧ : sexistes, racistes, grossophobes, LGBTQIphobes, classistes, validistes, adultistes. La présidence est particulièrement garante du cadre. En cas de désaccord sur les propos tenus ou le comportement mis en cause, une médiation pourra être assurée en dehors de l’AG.
Si ces comportements discriminants sont répétés ou qu’une agression est commise à l’intérieur ou à l’extérieur du syndicat, la personne est informée par mail que la situation sera traitée à la prochaine assemblée générale, qui pourra décider de mesures, notamment d’une exclusion.
Dans le cas d’une agression, la reconnaissance des faits est un prérequis à un éventuel retour : il est nécessaire que la personne agresseuse rédige une demande de réintégration dans laquelle elle reconnaît les faits. La réponse et les conditions de retour sont discutés en AG, après consultation de la victime en amont.
Les conditions de retour de la personnes exclue peuvent être :
• suivi de formation syndicale adaptée
• démission de mandat, qu’il soit local, académique ou national
• pas de présidence lors des AG
En cas d’agression commise dans le cadre syndical, des mesures de protection de la victime sont mises en place, notamment la suspension de la personne mise en cause jusqu’à la décision d’AG. La victime est informée par l’équipe de décharge des outils fédéraux (CVSS, CRC) qu’elle peut solliciter. Si la CVSS est sollicitée, les préconisations de celle-ci sont suivies en priorité.
En cas d’agression à l’extérieur du syndicat, la procédure est la même que pour les manquements graves et répétés