Mobilisation du collectif éducation prioritaire : des moyens et vite !

Ce vendredi 14 novembre, cinq écoles de notre département ont organisé des rassemblements dans le cadre d'une action collective organisée par le collectif éducation prioritaire 44 : 

- L'école la Beaujoire à Nantes,

- L'école Pauline Roland à Rezé,

- L'école Nelson Mandela à Saint-Herblain

- Les écoles Jean-Zay et Jules Ferry à Saint-Nazaire

Ces rassemblements ont regroupé des personnels, des parents, des syndicats et des élu-es pour dénoncer le manque de moyens pour l'éducation prioritaire, qui amène à l'exclusion de certaines écoles du réseau. Le ministère refuse de revoir la carte scolaire de l'éducation prioritaire qui a pourtant 10 ans et ne reflète plus les réalités de certaines écoles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Communiqué du collectif éducation prioritaire pour la mobilisation du 14 novembre

Nous, parents, enseignant-es, syndicats et élu-es de Loire Atlantique, sommes réuni-es dans ce collectif depuis plus d'un an pour dénoncer le manque de moyens pour les écoles en ayant le plus besoin. En effet, 57 écoles de notre département ont un IPS inférieur à la dernière école du réseau REP mais ne sont pas intégrés au réseau d'éducation prioritaire.

Des mobilisations locales, menées parfois depuis plus de 10 ans, ont permis à certaines écoles d'obtenir des CLA (contrat local d'accompagnement), sorte de sparadraps proposés pour les écoles en grande difficulté, mais ces moyens alloués sont précaires et différents d'une école à l'autre. Ces dispositifs créent des inégalités de traitement entre les écoles car les conditions d'attribution de moyens sont floues.

Pour rappel, l'intégration au réseau d'éducation prioritaire c'est l'assurance d'avoir des effectifs allégés, des équipes enseignantes plus stable grâce à des primes, des temps de formation et de travail d'équipes, des moyens supplémentaires pour l'achat de matériel ou pour des sorties, une présence humaine plus importante pour les enfants.

Ces mobilisations isolées ont été salutaires mais elles ne sont pas suffisantes. C'est pourquoi il est nécessaire de nous regrouper pour porter ensemble nos revendications, dont la révision complète de la carte de l'éducation prioritaire. Cette carte n'a pas été revue, pour des raisons politiques, depuis 2015 c'est-à-dire plus de 10 ans.

Hors depuis 2015, il y a près de 600 000 personnes pauvres en plus dans notre pays. Nous le voyons dans nos écoles, les situations des familles sont de plus en plus difficiles. Certains enfants arrivent le ventre vide à l'école. D'autres encore dorment à la rue ou dans des logements précaires. C'est une honte dans un pays qui crée autant de richesses que le notre. Les moyens pour l'éducation ne sont pas à la hauteur des besoins.

Pire que cela, au lieu d'augmenter les dépenses dans l'éducation, les gouvernements successifs ne cessent de les réduire. En 2015, les lycées ont été sortis de la carte de l’éducation prioritaire, comme si les difficultés scolaires et sociales disparaissaient à l’entrée au lycée. À défaut de garantir un même accès au service public d’éducation par un abondement de moyens dans les territoires les plus défavorisés, l’État et les collectivités territoriales subventionnent abondamment l’enseignement privé en lui consacrant 13,8 milliards d’euros en 2022.

Dans le premier comme dans le second degré, les moyens alloués sont insuffisants pour assurer l’accompagnement des élèves à besoins particuliers : l’inclusion des élèves en situation de handicap se fait sans moyens suffisant, les personnels AESH attendent toujours un statut de la fonction publique et un salaire digne de ce nom, les RASED (réseaux d'aide aux élèves en difficulté) et les établissements spécialisés sont réduits à peau de chagrin. De même, les classes d’accueil pour les élèves allophones ne bénéficient pas des moyens nécessaires.

C'est pourquoi nous appelons les écoles du département concernées à se rendre visible le 14 novembre en se
rassemblant devant leur école ou à se regrouper pour porter haut et fort les revendications suivantes :

• la refonte de la carte de l’éducation prioritaire et le retour des lycées ;
• l’augmentation et la redéfinition des moyens de l’éducation prioritaire.
• l'augmentation des moyens pour l'éducation
• l’arrêt du financement public de l’enseignement privé ;
• la nationalisation de l’enseignement privé, sans indemnité ni rachat, et le transfert de ses
personnels dans les corps correspondants de l’enseignement public ;