Pour une école à 4 jours pour toutes et tous !

À Nantes et à Rezé : des personnels mobilisés pour l'équité des rythmes scolaires !

L'intersyndicale SUD éducation, CGT educ'action et Snudi FO soutient le collectif des personnels mobilisé-es pour le retour à la semaine de 4 jours. Deux rassemblements étaient organisés ce jeudi 22 mai dans le département : un devant la mairie de Rezé, et un autre devant la mairie de Nantes. Ce dernier a rassemblé plus de 150 personnes, des enseignant-es, des AESH mais aussi des parents d'élèves. Ce jeudi, plusieurs écoles de la métropole nantaise affichaient des taux de 100% de grévistes ! Une délégation de parents, enseignant-es et représentant-es syndicaux a été reçue en Mairie de Nantes.

Au niveau national, ce sont 96% des communes de France qui ont abandonné la semaine de 4,5 jours.

L'objectif de la réforme des rythmes scolaires de 2013 était d'alléger les journées des élèves et ainsi de mieux s'adapter au rythme des enfants. Une idée qui, aux premiers abords, peut être intéressante si elle s'accompagne de moyens et d'une réflexion sur les conditions de travail des personnels.

Nous constatons cependant que - faute de moyen et de volonté politique suffisante - sa mise en place est très loin de répondre à cet objectif. Les mairies ont très souvent allongé la pause méridienne et la journée ne se termine le plus souvent que quelques minutes plus tôt dans les villes qui ont opté pour les semaines d'école à 4 jours. A Rezé, par exemple, la pause méridienne dure deux heures et quart !

Cette mise en place a finalement de nombreuses conséquences négatives sur les adultes comme les enfants :

- La mise en place des 4,5 journées n'ayant pas raccourci les journées des élèves, nous mesurons le surplus de fatigue qu'elle peut engendrer chez les enfants. La promesse d'un temps périscolaire de qualité est dépendante des moyens dont disposent les communes. Sur cette question, nous faisons le constat d'inégalités territoriales criantes.

- Pour les personnels, la semaine à 4,5 jours accentue la fatigue ainsi que le temps et le nombre de déplacements dans la semaine, ajoutant un coût écologique et financier important. Le mercredi pourrait aussi être utilisé pour la préparation pédagogique, ainsi que pour la prise de rendez-vous médicaux, l'organisation des tâches du quotidien…

Enfin, cela vient accentuer les inégalités existantes entre le public et le privé puisque les écoles privées fonctionnent elles sur 4 jours.

À moins d'un an des prochaines élections municipales, les mairies qui refusent encore les semaines d'école de 4 jours doivent entendre les revendications des personnels !