ouvertures et fermetures de classes définitives pour la rentrée scolaire 2025
Lundi 1er septembre, en ce jour de rentrée scolaire, se tenait la troisième et dernière phase de la carte scolaire visant à préparer la rentrée scolaire 2025 dans les écoles de Loire-Atlantique.
On rappelle que, sous prétexte de baisse démographique, la Loire-Atlantique perd 9 postes pour cette rentrée 2025, c'est inacceptable. Le ministère raisonne en données numériques et en productivité et délaisse encore et toujours les intérêts des personnels et des élèves (classes non surchargées, enseignant-es remplacé-es, accès à des temps partiels...)
Voici les écoles ayant obtenu ou subi des mesures de carte scolaire :
- Bois Rochefort - Guérande : fermeture d'une classe
- Claire Brétéché - Nantes : ouverture d'une classe
- Le Coudray – Nantes : ouverture d'une classe
- Jean Zay – Nantes : annulation de fermeture de classe
- Aimé Césaire - Nantes : ouverture d'une classe
- René Guy Cadou - Loireauxence : ouverture d'une classe
- Simone de Beauvoir – Saint-Joachim : ouverture d'une classe
- La Bernadière - Saint Herblain : ouverture de classe
- L'Horizon - Saint Michel Chef Chef : fermeture d'une classe
- Jules Ferry - Saint Nazaire : ouverture d'une classe
En parallèle, trois postes seront ajoutés à la brigade de remplacement et seront affectés en priorité pour les besoins de la prairie de Mauves. Les circonscriptions d'Ancenis, Saint Brévin et Vallet auront un-e nouvelleau conseillèr-e pédagogique afin que toutes les circonscriptions aient trois CPC.
SUD éducation 44 s'est attaché, aux côtés de l'intersyndicale, à défendre toutes les écoles nous ayant contacté.
Ces ouvertures font suite aux 9 fermetures de la phase précédente et elles ne suffisent pas à pallier les réalités du terrain. Nous avons donc voté contre cette carte scolaire !
Motion Intersyndicale votée à l'unanimité :
L’accès à l’éducation constitue un facteur d’égalité des chances et de cohésion sociale pour les enfants et les jeunes vivant dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV). Si les inégalités économiques et sociales pèsent sur la réussite scolaire, l’éducation est le levier principal, et fondamental, pour l’émancipation des habitants des territoires fragiles et des quartiers populaires.
C’est pour réduire ces inégalités qu’a été créée, en 1981, l'éducation prioritaire avec pour mot d'ordre : donner plus à ceux qui ont moins.
Depuis la rentrée 2015, les critères pour qu’un établissement scolaire devienne REP ont changé.
Désormais, le ministère de l’Éducation nationale classe les établissements – écoles primaires et collèges – en fonction d’un indice social. Celui-ci comprend quatre paramètres qui impactent la réussite scolaire :
• le taux de catégories socio-professionnelles défavorisées ;
• le taux d'élèves boursiers ;
• le taux d'élèves résidant dans un QPV ;
• le taux d'élèves ayant redoublé avant la sixième.
Ce que nous venons de vous lire à l'instant, vous n'êtes pas sans le savoir, c'est un copier coller du site du ministère de l'EN.
Ainsi, la FSU, SUD éducation , la CFDT, la CGT, l'UNSA et FO dénoncent le fait que 56 écoles de notre département donc 4619 élèves ne bénéficient pas du "donner plus à celleux qui en ont moins" alors que ces écoles regroupent les critères énoncés.
Nous vous demandons, monsieur le directeur académique, d’appliquer les critères du ministère et ainsi d’obtenir auprès de la ministre actuelle des moyens tant humains que financiers pour ces écoles en attendant que la carte de l’Education Prioritaire soit revue. D'autant plus que, les écoles privées, en très grand nombre dans notre département, augmentent la ségrégation sociale en profitant des moyens octroyés par l’État.
Il en est de votre responsabilité d’assurer, à chaque élève, une école juste et égalitaire.
Notre article sur le rassemblement du vendredi 29 août pour les écoles orphelines de Saint-Nazaire
Questions diverses :
- Sur la carte scolaire et Mandela : La date de la prochaine révision de la carte scolaire d'éducation prioritaire n'est toujours pas connue. Le classement de Mandela en REP+ n'a pas été interrogé car les écoles de notre département ne remplissent pas les critères de priorité.
- Sur les cités éducatives : il en existe deux en Loire-Atlantique, une sur Nantes autour des collèges Debussy, Ernest Renan désormais Anne Frank, La Durantière et les écoles qui en dépendent (trois écoles nantaises + trois écoles herblinoises) et une sur Saint-Nazaire autour du collège Norange.
- Sur le privé : huit postes d'inspecteur-ice supplémentaires ont été attribués (trois pour le 2nd degré, cinq pour le 1er degré) pour renforcer les contrôles des établissements privés sous contrat ou hors contrat. Dans l'académie de Rennes, sept postes ont été attribué. Le ministère reconnait que nos deux académies sont les plus pourvues en établissement privé car il y met la moitié de ses nouveaux postes. Quel contrôle ? Il s'agira de contrôler les conditions matérielles d'enseignement, les enseignements au delà des compétences scolaires (temps d'enseignement). Il sera fait sur pièce et sur place.
- Sur les mineurs à la rue : Mme Barilleau suit la situation élèves à la rue auprès du préfet.
- Sur les pôles d'appui à la scolarité : présents à Ancenis, Saint Brévin et Saint Nazaire Ouest Norange, les PAS peuvent être saisis par les familles et les collègues. Les chef-fes d'établissement ont reçu des éléments pour faire le lien avec les équipes, avec les familles. Les situations sont remontées aux binomes : Chef-fe IEN et sont ensuite communiquées au plus près.
- Sur les brigades REP+ à temps partiels qui ne sont pas complétées : selon le DASEN, aucun problème n'a été remonté.
- Sur le recrutement :
- Il y avait dix stagiaires sur liste complémentaire : sept ont été recruté-es, trois ont refusé.
- En langue bretonne : deux enseignant-es ont été recruté-es.
- La Loire-Atlantique a l'autorisation de recruter sept contractuel-les.
- Il y a quatre postes RASED vacant.
- Il reste environ dix enseignants à affecter.
- Le recrutement d'un poste de médecin a été ouvert cet été – pas encore de retour
- Sur les remplaçant-es : il y a 510 postes dont 23 en REP + et 4 brigades pour le retour au climat propice. Au sujet d'ARIA et du contact des remplaçant-es par SMS : il est arrivé que des remplaçant-es reçoivent des SMS en dehors de leurs heures de travail. Faites-le remonter et contactez-nous. On demande aux enseignant-es remplaçant-es de faire remonter à leur gestionnaire s'iels ne souhaitent pas être contacté-es sur leur téléphone personnel pour être plutôt contacter par mail ou à leur école de rattachement. Ce doit être à l'administration de s'assurer de leur accord !
- Sur les recours d'affectation provisoire : il n'est pas possible de formuler un recours hors mouvement.
- Sur les analyses de pratique au RASED : il s'agit de temps facultatif à prendre hors temps de classe. Travailler plus pour... travailler plus ?
- Sur le manque de budget pour les services civiques : la priorité est mise sur les écoles rurales (au sens de la liste arrêtée par le préfet). Elle va être mise à disposition.
- Sur le plan filles maths : les OS ont reproché l'énième casquette donnée aux directeurices et ce temps de formation, bien qu'important, a ajouter encore à nos 108 heures. Sans compter l'échéance du 15 septembre qui montre encore que notre hiérarchie ne connaît pas la réalité de nos métiers et du mois de septembre dans le 1er degré.
→ cf le fichier joint écrit par les SUD éducation de l'académie de Nantes à ce sujet.
- Sur les différentes demandes et départs de l'éducation nationale :
- 7 demandes de temps thérapeutiques
- 14 accompagnement à la retraite
- 71 départs en retraite
- 5 démissions d'enseignant-es à temps plein, 4 de stagiaires, 1 de M2 alternant, 21 en disponibilité
- 44 ruptures conventionnelles dont 15 avec avis favorable
- Temps partiels de droit accordés : 512
- Temps partiels accordés sur demande : 208/314
- Disponibilités accordées : 175/195
- 1413 participant-es au mouvement intra dont 463 avec voeux MOB - 39 recours et 31 demandes de révision d'affectation
- Sur les stagiaires : en 2025, il y a 29 stagiaires à 50%, 2 stagiaires avec obligation d'emploi, 53 stagiaires à 100% et 47 M2 alternant. Ces stagiaires ont 17 jours de formation (10 pour les alternant-es) dont 12 sur les valeurs de la République
