Compte rendu du CDEN du 16 octobre 2025

Déclaration liminaire – CDEN – 16-10-2025 – Sud Education

La rentrée scolaire 2025 débute, comme nous en sommes désormais habitué.es, de manière extrêmement précaire.

Nous avons un nouveau ministre de l’Éducation Nationale depuis 2 jours, mais sa nomination ne fait que peu de bruit dans les établissements : les gens sont lassés de retenir des noms de ministres éphémères. Pourtant, son CV est inquiétant : haut fonctionnaire, directeur des RH de l’Éducation Nationale désormais leader de l'institution. C'est un nouveau signe fort envoyé aux personnels : le gouvernement veut de nouveau faire des économies en tapant dans le secteur de l’Éducation.

Les semaines passées, nous avons vu beaucoup d'images tourner sur les prises de paroles de Chefs d’État à la tribune de l'ONU, pour la reconnaissance de l’État Palestinien. C'est à cette tribune qu'a été signée en 1989 la Convention Internationale des droits de l'Enfant.

Cette convention, sensée protéger tous les enfants du monde, n'a jamais été respectée par Israël. Depuis le début du conflit, les enfants sont attaqués et subissent la guerre et ses violences, et le génocide de la population palestinienne et de ses enfants est la preuve du non respect de la Convention par le gouvernement de Netanyahu.

Cependant, il n'y a pas besoin de détourner les yeux de chez nous pour voir que cette Convention n'est pas totalement respectée.

En Loire-Atlantique, il y a encore un nombre important de ces droits qui ne sont pas respectés :

  • des enfants n'ont pas un accès correct aux soins médicaux. Des familles pauvres, souvent mal logées et intégrées n'ont pas d'accès à des médecins. L'école ne fait pas face à ce problème, car il y a un nombre trop insuffisant de médecins de l’Éducation Nationale pour assurer la sécurité médicale de tous les enfants du département.

  • Des enfant n'ont pas accès à un toit. De nombreux enfants dorment à la rue avec leur famille. Des associations s'occupent de prendre le relais de l’État en proposant, au mieux, d'aider des familles à trouver des solutions de logement. L’État continue d'expulser des familles avec des enfants à la rue. L’État ne respecte ainsi pas le droit fondamental qu'ont les enfants à se loger. Des associations se battent aussi pour permettre un accès à la nourriture pour le maximum d'enfants, autre droit fondamental de l'enfant qui n'est pas respecté par l’État.

  • Des enfants subissent des violences et ne sont pas protégé.es de ces violences . En effet, plusieurs centaines d'enfants sont en attente de placement et subissent, en attendant, potentiellement des violences physiques et psychologiques chaque journée de leur vie.

  • Des enfants n'ont pas accès aux loisirs et à la culture. En cause, entre autre, la réduction des budgets de la culture dans les différentes institutions. Les accès aux associations culturelles et sportives coûtent plus cher, et il y a un nombre de place réduit à ces associations.

  • Des enfants n'ont pas accès une éducation égalitaire et équitable . Les écoles orphelines dépourvues de moyens adaptés à leurs réalité continuent de se battre, en vain pour le moment, pour la reconnaissance de leurs besoins de moyens supplémentaires. La carte de l’Éducation prioritaire n'a pas été rediscutée depuis 2015, laissant ainsi tous ces établissement dans l'impasse. Avec courage, ils et elles essayent de pousser l'institution à respecter la Convention, ce qui permettraient à leurs élèves d'avoir un accès plus adapté à l’Éducation scolaire. De plus, le non remplacement des enseignant.es absent.es ne permet pas un accès égalitaire à l’Éducation pour les élèves.

  • Des enfants en situation de handicap ne vivent pas avec et comme les autres. La situation actuelle de l’École Inclusive est catastrophique. C'est une véritable honte de voir la souffrance dans laquelle sont mis les enfants handicapé.es à l’École. Il manque cruellement d'AESH, les enfants sont à peine suivis et souffrent à l’École. Les AESH, quand à elles et eux, continuent, avec leurs armes, de se battre pour permettre une inclusion la plus positive possible pour les élèves. Il devient extrêmement urgent de permettre une reconnaissance sociale et salariale à ces AESH, indispensables pour l’Éducation nationale. Il est urgent aussi de permettre un accès à une scolarité inclusive adaptée et de qualité pour les enfants en situation de handicap. Les discours mensongers de nos ministres concernant l’École Inclusive sont déplorables et insultants.

  • Des enfants ne sont pas protégé.es contre les différentes formes de discrimination. Trop souvent, la banalisation des discours racistes, islamophobes, sexistes, homophobes (etc..) dans les médias et la société française vont à l'encontre de cet article qui doit protéger les enfants face aux discriminations.