Compte-rendu d’audience intersyndicale sur les conditions de travail des AESH
Le vendredi 28 novembre, nos organisations (CGT Éduc'action, SNUDI-FO, SUD Éducation et SNUIPP-FSU ont été reçues à la DSDEN pour une audience que nous avions sollicitée auprès du DASEN afin d'évoquer les nombreuses difficultés auxquelles sont confronté.es les AESH dans l'organisation et les conditions de leur travail.
Le DASEN n’a pas daigné nous recevoir, nous avons été reçu.es par Mme Vavasseur, cheffe de service 2nd degré, et Mme Jimenez, inspectrice académique de l’école inclusive.
Nous avons insisté sur les points suivants :
- Le manque d'attractivité du métier en raison du salaire souvent au niveau du seuil de pauvreté, du temps partiel contraint, de la situation de contractuel.le. Nous revendiquons un statut de fonctionnaire de catégorie B, avec reconnaissance d'un temps plein à 24h d'accompagnement.
- Le manque de formation face à des situations extrêmement variées selon le type d'établissement (maternelle, élémentaire ou secondaire) et les besoins des élèves.
- La nécessité de former les AESH avant leur première prise de poste. Nombre d’entre eux-elles n’ont jamais travaillé dans le secteur de l’enfance ni du médico-social.
- Le développement de l'accompagnement mutualisé qui nous empêche de réaliser un travail de qualité : comment accompagner correctement un enfant quand on ne le voit que 2 ou 3h par semaine ?
- Les changements incessants de fiches de poste, parfois sans consultation des AESH.
- L'autonomie accordée aux PIAL qui permet dans de nombreux endroits une gestion chaotique et des règles très variables d'un PIAL à un autre. Cette autonomie, propre au département de Loire Atlantique, entraîne une gestion calamiteuse, : l’an dernier une partie des dotations de l’état ont été reversées aux départements voisins alors que des élèves notifié.es n'avaient pas d'AESH et que les élèves mutualisé.es ne bénéficiaient pas d'un suivi suffisant.
Disons le simplement : cette audience ne nous a pas apporté satisfaction. Nous regrettons d'abord que le DASEN que nous avions demandé à rencontrer n'ait pas été présent, et cette absence ne dément pas le manque de considération ressenti par les AESH.
Ensuite, nous n'avons eu aucune véritable réponse aux problèmes présentés : si des problèmes ont bien été reconnus, l'administration en parle comme des fatalités. Comme toujours, "ce n'est pas de notre faute, on ne peut pas faire autrement" ! ou, comme cela nous a été dit à propos de la formation : "on fait déjà beaucoup d'efforts !".
La seule chose qu'a promis l'administration lors de cette audience est l'expérimentation d'une petite brigade d'AESH remplaçant.es pour des absences prolongées, uniquement à Nantes. La possibilité d'être remplacé.e est une demande de longue date des AESH, nous demandons que tous les moyens soient mis pour déployer de tels dispositifs à plus grande échelle rapidement.
CGT Éduc'action 44, SNUDI-FO 44, SUD Éducation 44 et SNUIPP-FSU 44
