Le 26 juin dernier s'est tenue une Commission Consultative Paritaire (CCP) AED-AESH lors de laquelle ont été discutés 7 licenciements pour inaptitude physique ainsi que la mise en place d'une grille de salaire pour les AED en CDI. Cette CCP avait été reportée en raison de la grève des AED du 17 juin initiée par le collectif des AED du 44 et soutenue par Sud éducation 44.
Cette commission a démarré par la lecture des déclarations liminaires de la FSU et de Sud Education (que vous pouvez consulter ci-dessous).
Lors de l'examen des dossiers individuels, nous avons relevé la fréquence inquiétante de problèmes liés à des trop-perçus lors des arrêts maladie, ceux-ci étant à l'origine d'endettements parfois très important pour les collègues concerné.es, jusqu'à plusieurs milliers d'euros. Ce problème est dû à l'absence de la subrogation (versement des indemnités à l'administration plutôt qu'à l'agent.e) pour les personnels non-titulaires de l'Education Nationale. Lorsque nous avons alerté l'administration sur les conséquences désastreuses de ce système, celle-ci nous a répondu que tant que la subrogation ne sera pas mise en oeuvre, la seule solution pour les agent.e.s concerné.e.s est de surveiller le versement des indemnités liées à un arrêt maladie et de signaler à l'administration toute anomalie. Alors qu'un décret prévoyait sa mise en oeuvre pour le 1er janvier 2025, la mise en place de la subrogation a été repoussée au 1er janvier 2027 par le gouvernement au motif d'instabilité politique. Nous dénonçons une situation qui fait peser sur des agent.e.s déjà en souffrance les conséquences de l'inaction gouvernementale.
La commission s'est poursuivie par la présentation par le rectorat de la grille de salaire prévue par l'académie pour les AED en CDI. Celle-ci est, en ce qui concerne les montants, calquée sur la grille des AESH. Nous avons demandé pourquoi n'avoir prévu de revalorisation que tous les 3 ans alors que le décret qui l'encadre parle de revalorisation "au moins tous les 3 ans" (Décret n°2003-484 du 6 juin 2003 - art.1-4). L'administration nous a répondu que l'idée étant de calquer la grille de salaire des AED en CDI sur celle des AESH, le nombre d'années nécessaire doit être égal à celui des AESH, soit 3 ans. Si les AESH sont bien revalorisé.es tous les 3 ans, cette évolution est automatique, tandis que la revalorisation des AED dépendra des résultats de l'entretien professionnel dont les critères sont particulièrement imprécis et discutables. Nous avons à ce sujet été informés qu'aucune liste de critères d'évaluation plus précise n'était prévue pour les AED.
Enfin, après avoir interrogé l'administration sur la situation d'un collègue AED qui s'était vu proposer une chambre d'internat sans porte d'entrée, les représentant.e.s de l'administration nous ont simplement répondu qu'il n'existe aucun cadre légal définissant les conditions de logement des AED d'internat. Nous dénonçons cette absence d'un cadre légal conduisant à des conditions de vie et de travail allant à l'encontre des droits les plus élémentaires et avons demandé sa mise en place dans les plus brefs délais.
